tricothérapie

La tricothérapie

La tricothérapie

Le tricot zen – dernier chic !

Le zen ne s’attarde pas qu’à la méditation et le zazen ; il passe également par les mains à travers n’importe quelle activité manuelle. Le tricot n’en est pas exclu !
Quand on parle de tricotage, on pense de suite à nos grand-mères silencieuses, assises au coin du feu en train de faire le point de maille. La femme ou l’homme d’aujourd’hui connote cet art d’un peu trop « mémé ». Pourtant, tout comme le coloriage de mandala que l’on réserve trop facilement aux enfants, l’image du tricot mérite d’être dépoussiérée. C’est d’ailleurs ce qui est en train d’arriver. Le tricot revient à la mode et réapparaît dans des ateliers, des clubs ou des salons de thé branchés. Le tout autour d’une tasse de thé et de quelques biscuits. Il faut bien rendre cet art un peu moins austère !
Lily Chin, célèbre artiste de la fibre laineuse, affirme que le tricot est un nouveau type de yoga. Aux États-Unis, le corps médical le prescrit comme antistress. Le docteur Herbert Benson, médecin enseignant à l’université de médecine de Harvard conseille la pratique du tricot pour apaiser les douleurs chroniques, réduire l’hyper tension et lutter contre l’insomnie. Des études ont démontré que toute activité basée sur la répétition des gestes sollicite les mêmes zones du cerveau que le yoga ou la méditation. À cela vient se greffer le plaisir de toucher la laine, de choisir les coloris, d’imaginer des associations de matières et de couleurs et au final de créer un joli pull ! De plus, la laine, c’est rassurant et sensuel. N’avons-nous pas pour certains d’entre nous l’image de notre mère ou de notre grand-mère tricotant paisiblement dans son coin ? Est-ce que ces images ne font pas partie de nos bons souvenirs d’enfant ?
Malgré ces images désuètes, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, en matière de chic, il n’y a pas plus branché que de tricoter autour d’une tasse de thé avec ses copines (pour les copains, on attendra encore un peu !). Mais nous ne sommes pas là pour jouer les bobos. Ce que nous cherchons avant tout c’est un moment de repos pour notre esprit et un espace de méditation.

La tricothérapie

Lancez-vous !

Monter les mailles, apprendre le point mousse et arrêter le dernier rang sont les trois gestes essentiels du tricotage. Si ces termes vous effraient, ne paniquez pas ! Vous n’aurez aucune difficulté à trouver de l’information sur les blogs et les sites de passionné(e)s qui écument le web. Fiches pratiques, vidéos et livres spécialisés seront toujours à votre disposition pour vous accompagner dans votre apprentissage.
Si vous vous découvrez une passion pour le tricot, il existe des clubs de par toute la France proposant de se réunir dans des salons, des cafés ou des librairies. Ces rencontres proposent grignotage, tricotage, séances de thé, clic clic des aiguilles et mailles de tranquillité !
Au départ, évitez de vous aventurer sur des chemins trop raides. Fuyiez les confections un peu trop emberlificotées, genre pulls jacquard ou à torsades. Préférez une bonne écharpe que vous offrirez, ou que vous utiliserez lors de vos ballades zen et hivernales dans les bois. Durant votre apprentissage, choisissez de grosses aiguilles et de la grosse laine. Cela vous permettra de confectionner plus rapidement un pull et de fait, d’obtenir une gratification en un temps (presque) record. Songez aux couleurs, aux matières, et aux différentes associations que vous pouvez faire.

Pour démarrer :

vous pouvez vous procurer des kits de tricot ou de crochet de niveau débutant. Plus tard vous vous orienterez vers des kits niveau confirmé. Ces derniers contiennent un patron, de la laine, du coton, des aiguilles, des crochets, du fil et un petit livret de soutien. Ces matériaux varient selon le kit choisi (tricot ou crochet).

Les kits de tricots vous permettront de confectionner des snoods, écharpes, paniers déco, chaussons bébés… Ceux de crochet vous orienteront vers le crochetage des éléments de décoration. Vous pourrez également y associer certains accessoires, notamment des boutons. Certaines personnes vouent une véritable passion au chinage de boutons anciens !

Le choix de la fibre :
Choisir sa laine peut avoir son importance. Si vous êtes exigent(e) vous devrez choisir entre la fibre animale, végétale ou écologique. Pour être sûr qu’il s’agit d’un produit naturel et obtenu dans des conditions décentes, il faudra se préoccuper de l’origine de la laine. Sachant qu’elle vient essentiellement du mouton, le mieux est de s’assurer qu’elle a été bien produite en France, ou par une structure garantissant l’origine et les conditions équitables de la production. Il existe également les laines d’angora (lapin) de mohair (chèvre) d’alpaga (lama) de cachemire (chèvre indienne). Dans le cas de ces espèces et si vous y êtes sensible, veillez à prendre en compte la traçabilité du produit. Certains de ces animaux sont protégés et trop attachants pour que l’on puisse imaginer de les voir maltraités !
La laine biologique est assez difficile à trouver, mais elle vous garantit que l’animal n’a pas été exposé à des risques comme les hormones chimiques, les pesticides ou les OGM. Cela peut avoir son importance si l’on considère que cette forme d’empoisonnement peut remonter jusqu’au lainage. Il existe également la norme « Oeko-Text » qui garantit un minimum de nocivité de la production sur l’environnement et les procédés de teinture des fibres. On entreprendra la même démarche pour les fibres végétales (lin, coton, soie) qui elles aussi peuvent être tricotées et exposées aux mêmes risques.

Voilà, j’espère que vous êtes suffisamment informé(e) sur cette activité pour savoir si elle vous tente ou pas. Si l’art du tricot vous attire, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Initiez-vous avec plaisir auprès des passionnés de tricot, puis lorsque vos doigts commenceront à être en accord avec votre volonté et votre esprit, allumez une petite lampe, faites brûler un bâton d’encens, écoutez une musique douce, et mettez-vous à l’œuvre. Cette activité peut également préparer vos nuits. C’est un véritable sas de décompression après une journée de stress !

Petite info supplémentaire :
Dans un autre registre, il existe également la broderie. Travail de précision que vous pourrez rendre encore plus zen en brodant des thèmes calligraphiques japonais et bouddhistes.

« J’ai l’impression qu’on vit comme quand grand-mère tricotait, une maille après l’autre, et ce n’est qu’après un long temps qu’on se rend compte que c’est un chandail.» (Le Mur de la peste – André Brink)

Laisser un commentaire